02 juillet 2009
Evasion ratée
Alors comme ça, Med'celine, tu voulais t'échapper de la blogosphère en catimini, en tapinois, incognito? Profiter du beau temps pour aller taquiner les libellules et les cantharides, délaissant tes lecteurs éplorés? Heureusement, une petite Fée virtuelle est discrètement venue taper au carreau de ton écran pour te rappeler à l'ordre, en la personne de ennA, discrète mais terriblement efficace en chef de meute des blogueuses nantaises. Elle nous a concocté hier soir une petite rencontre sur mesure, ou plutôt cousue main, dirait la belle Lucie si adroite des siennes. La quatrième laronne, July, n'était pas en reste de bons plans.
Je trouve toujours ce genre de rencontre d'inconnues totalement imprévisible. Je me demande si l'alchimie va se créer, engendrant des sujets de conversations intéressants. Il suffit de si peu pour se sentir mal à l'aise parfois! Et puis ce fut si simple, comme une bande de copines qui se revoient après des années d'absence, en abordant des sujets futiles ou graves. La Vie, quoi. Je n'ai pas trop senti le décalage d'âge, en tant que matronne aînée de la tablée, c'est dire! En fait, elles ont peut-être échangé des commentaires narquois sur mes cheveux blancs ou mes rides, mais sont restées en ce cas extrêmement discrètes...
Et me voici plongée à nouveau ce matin (avac un grand soupir) dans les turpitudes sanitaires des patients, à démêler le grave du n'importe quoi, et en me demandant quand viendra le prochain billet... Promis, je vais tenter de faire le plein d'histoires intéressantes, de cas cliniques curieux ou exotiques, sans garantie de résultat (en effet, il ne serait pas passionnant que je vous énumère par le menu les consultations d'allergies saisonnières ou les certificats sportifs, non?)...
Bonnes vacances aux chanceux juilletistes!
10 juin 2009
Point de chute
Le temps me manquant pour écrire quelque chose d'intelligent, je vais plutôt vous livrer quelques requêtes gratinées permettant aux abonnés de Google d'atterrir sur ce blog... Accrochez vos ceintures (de chasteté)! C'est du lourd, du gratiné, du primesautier... Esprit carabin es-tu toujours là?
- "Combien est la consultation d'un spécialiste des intestins?"
Je pense que ça dépend de combien ils sont sur le coup.
- "String dans les lèvres"
Personnellement, je déconseille ce type de baillon...
- "Bouche battue par les chaussures"
C'est du cousu main!
- "Je suis tomber enceinte sans pénétration"
Adressez-vous au Vatican, il y a déjà une liste d'attente.
- "www une femme mais du vernis a ongle a son mari et l'attache"
A mon avis, elle va lui maître autre chose aussi.
- "Conseils après avoir avaler aluminium chocolat"
Vous avez besoin du numéro de téléphone de la marmotte.
- "J'ai 20 ans et je suis encore vierge je cherche un beau garçon pour me sauter sexualité"
Vous devriez pouvoir trouver un beau mâle au poêle...
- "décoder le langage des femmes"
Vous pouvez répéter la question?
- "Le secré de femme sous leur jupe"
Penchez-vous un peu, je ne vois pas bien de quoi il retourne.
- "Une femme aîné avoir un homme lui lèche le chaussures"
Une bonne vieille tireuse de pompes, c'est alléchant.
- "Se vermifuger à la bonne lune"
Des comme ça, j'en ai à la pelle, à croire que la bonne vieille médecine traditionnelle a encore de beaux jours devant elle, à la rubrique "sorcellerie et trucs de grand-mères"...
- "c'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas"
Je l'adore, celle-ci. C'est tellement vrai... Mais je ne sais plus qui était venu déclamer du Hugo ici... Je sais juste que ce n'était pas moi.
- "grossesse pesanteur parties intimes"
En effet, la grossesse est la conséquence de parties intimes.
- "dans quel pays le sexe est libre?"
Je note que c'est une question singulière. La réponse est complexe: le sexe peut être libre de droit(s), mais aussi être libre après avoir été occupé, auquel cas cela s'apparente plutôt à un acte de résistance. Reste à savoir si elle est passive ou active. Libre réponse à vous.
- "fleur de mauve phimosis"
Elle m'a intriguée, celle-là! En cherchant un peu, on tombe sur un Traité pratique de la maladie vénérienne.
Ecrit en 1810 par J.P. TERRAS, docteur en Chirurgie, il vaut qu'on s'y attarde un peu... Ah! L'heureux temps où l'on pouvait soigner dignement la chaude-pisse à l'aide de décoctions et de tisanes ou d'injections d'eau végéto-minérale de Goulard! J'ai également apprécié l'aspect technique de l'injection, avec seringue en étain, dûment graissée ou huilée pour faciliter le mouvement du piston...
J'en reparlerai, je pense...!
Nouvel espace
Une info de dernière minute: j'ai mis en ligne sur Flickr mes dernières photos, pour les inconditionnels des grands formats et les désespérés du rendu approximatif des blogs standards. J'ai aussi introduit un lien vers ces photos sur http://lesregardsdemedceline.hautetfort.com. Il n'y a qu'à cliquer (en espérant que ça marchera!).
A très bientôt!
08 juin 2009
La petite géante et le scaphandrier
Quelle idée saugrenue de déserter Nantes le week-end précis où Royal de Luxe venait enchanter Ligériens et Ligériennes avec ses Géants! J'ai pu remédier partiellement à cette lacune impardonnable en visionnant les liens de Télénantes, grâce à Ghismo:
http://www.telenantes.com/l-integrale-de-vendredi,39017.html
http://www.telenantes.com/l-integrale-de-samedi,39019.html
http://www.telenantes.com/la-journee-de-dimanche,39020.html
Même que je suis sur la vidéo de vendredi, si si! A 9min 57 s, une bonne fraction de seconde!
Bienvenue au Pays des Rêves...
04 juin 2009
Les petites rivières
Demain soir, rendez-vous sur France 2 à 20h40 pour découvrir en mondovision le film de Yann Arthus-Bertrand et Luc Besson sur le réchauffement climatique: HOME. J'y serai. Pas mal, ce film documentaire, juste 2 jours avant le vote en France pour les élections européennes... Cela fera plaisir à Dany!
En passant, merci à GoodGirl qui a mis cette information sur son blog.
02 juin 2009
Evasion...
Je mets mes doigts au repos du clavier et comme l'amie Pakita, scrute les taillis et les fourrés en quête de vie minuscule... Je suis émerveillée par le foisonnement de vie dans une simple haie, hébergeant des espèces différentes d'un moment à l'autre de la journée. De temps à autre, je découvre sous une feuille un couple d'insectes alourdis par l'amour, un bonheur pour moi puisque je peux ainsi les immortaliser à 1 cm de distance, avant que mon objectif inquisiteur ne finisse par les chasser vers une autre cachette plus accueillante...
L'araignée, si détestée, me livre des trésors cachés de couleurs et de motifs bigarrés. La mouche, le plus banal des insectes, si commune, me dévoile son intimité. Du papillon, je retiens l'aspect velouté appelant à une douce caresse. Et tant d'autres petites bestioles, dont les noms me sont inconnus, me font un clin d'oeil par dessus une fleur ou une branche.
Vous l'aurez compris, je passerai un peu plus de temps sur "Les regards de Med'celine" qu'ici, jusqu'à... on verra bien! Je vais distiller les photos jour après jour, à mes moments perdus: un peu tous les jours sans doute. Merci à vous de jeter un coup d'oeil de temps en temps, et vous me feriez le plus grand des plaisirs si en guise de commentaire, vous me laissiez le nom des petites bêtes photographiées...!
26 mai 2009
Pattes en sursis
L'enfant crie et court dans le jardin, ses pieds fauchant l'herbe un peu longue encore parsemée de rosée matinale. Le soleil commence à percer entre les écharpes de brume, la journée s'annonce belle. Il prend sa tondeuse en plastique et se met en devoir de rectifier la présentation de la pelouse laissée en friche par ses parents. Il imite le bruit de l'engin, gonfle ses joues pour vrombir et tonner. Soudain, il s'arrête net. A ses pieds, une araignée. Enorme, noire, velue, immobile. Il coupe son souffle et s'approche lentement, avec circonspection, la crainte à peine voilée dans le regard. Puis il recule et se précipite dans le garage pour prendre un pot de verre. Avec précaution, il en coiffe l'animal et le fait basculer à l'intérieur. C'est une magnifique bête à huit pattes, qui s'agite maintenant vainement dans l'habitacle aux parois trop lisses. L'enfant remet le couvercle et secoue un peu. Pour voir.
L'araignée à sept pattes continue son manège désespéré, à peine handicapée par l'amputation soudaine. Son membre séparé est agité de soubresauts spastiques et désordonnés. L'enfant secoue plus fort. L'araignée à cinq pattes est comme folle, boitille maintenant nettement dans son cercueil de verre, heurtant dans sa course sans but ses pattes éparses.
L'enfant entrouvre le couvercle et saisit l'arachnide par une patte... qui cède à son tour. Le jeu cruel le ravit. Une lueur insensée s'allume au fond de ses yeux, et ses doigts frénétiques achèvent l'oeuvre destructrice, ôtant sans précaution les derniers vestiges articulés de l'araignée, la rendant définitivement inoffensive au creux de sa main. Inoffensive... et inintéressante. Il la jette négligemment dans l'herbe et reprend sa tondeuse et ses cris, continuant à faucher pour jouer l'herbe toujours aussi haute, écrasant au passage le corps mou sans défense de son jouet précédent.
Photo: Aiguebrun Photoblog
25 mai 2009
Le temps des araignées
C'est juste celui que j'ai en ce moment... Quelques macros prises ce WE pas loin de la mer, vers Pornic. Je suis condamnée à ne pouvoir prendre que les animaux placides et relativement peu mobiles, n'ayant que le mode macro à ma disposition. Je ne peux pas jouer au paparazzi des insectes... J'ai passé néanmoins de beaux moments de découverte, le nez plongé dans une haie, en regardant le film intitulé "Vie et mort des bestioles". Passionnant!
Et pour vous autres lecteurs, ce sont des instants de repos cérébral, si on excepte bien sûr la relative agitation de la région occipitale...
19 mai 2009
Danger des représentations en médecine
En voilà, un titre à faire frémir les neurones dans les chaumières! Pourtant, l'anecdote du jour commence par une banale consultation, un jeune homme venu sans rendez-vous pour être rassuré. L'objet de sa venue était la découverte le matin même par sa copine, d'un "gros hématome" derrière son bras, ce qui le surprenait d'autant plus qu'il n'avait le souvenir d'aucun choc à ce niveau.
Il a commencé par me serrer la main avec moiteur, le regard nerveux et les gestes maladroits, trop rapides. Il m'en a donné l'explication en trois mots, d'entrée de jeu: "Je suis hypochondriaque". Mon cerveau a donc commencé à s'orienter d'une certaine façon, un peu comme l'aiguille de la boussole est conditionnée pour pointer vers le Nord. J'ai examiné le bras, il s'agissait d'une petite ecchymose de 3 cm, souple, avec en son centre et en profondeur une petite tuméfaction compatible avec une cicatrice en cours de constitution, future calcification sans doute, de quelques mm. Je le rassure alors sur l'aspect non inquiétant de la chose, et lui demande:
" De quoi avez-vous peur?
- Je suis hyper anxieux, j'ai tout de suite pensé à une leucémie (regard aux abois, rictus nerveux un peu navré)."
Je procède alors à un examen complet, strictement normal, en dehors d'une tension passablement excitée par les circonstances, et que je passe sous silence (pas la peine d'en remettre une couche). Je l'informe que pour moi, il est en parfaite santé, et lui demande s'il a pris récemment des médicaments. il m'annonce:
- oui, il y a 3 jours, j'ai pris de l'aspirine.
- Ok, je dis. A quelle dose et pour quelle raison?
- 500 mg. Pour la raison, heu, c'est parce que je fume.
- Oui? fais-je avec un haussement de sourcil intérieur.
- Ben oui, c'est pour ne pas avoir de problème cardiaque, quoi! C'est pour liquéfier le sang.
- D'accord... Et vous en prenez tous les combien?
- Deux à 3 fois par semaine, sauf des fois, j'en prends tous les jours pendant plusieurs semaines (la vérité est donc quelque part entre les 2, je pense...).
- Et... heu... vous fumez combien?
- Deux à 5 cigarettes par jour.
- Donc, si je résume, vous prenez 500 mg d'aspirine, dont l'effet antiagrégant dure 8 jours, plusieurs fois par semaine, pour ne pas faire un infarctus parce que vous fumez? Vous n'avez pas songé à arrêter de fumer, plutôt? Vous ne devez pas avoir de dépendance à la nicotine, c'est faisable!
- Ben non! J'aime ça, j'ai du plaisir à fumer, je ne veux pas arrêter... Mais je sais que je pourrais, oui.
- Bon... Il va falloir arrêter l'aspirine, quand même. Votre ecchymose vient très probablement de là Vous savez, les gens qui en prennent pour leurs maladies cardio vasculaires, c'est à la dose de 75 mg par jour...
- Waou...! Je vois...
- Par contre, l'aspirine peut donner pas mal d'effets indésirables, genre hémorragies entre autre, et des ulcères digestifs. Donc il va falloir faire quelque chose... Je ne peux pas vous laisser comme ça avec vos angoisses, il faut en parler."
Et là dessus, nous sommes partis dans une belle discussion autour du stress qui lui pourrissait la vie, et sur le constat qu'il ne pouvait recevoir aucune aide de la part de sa copine, vu qu'elle était "pire que lui"... Je pense l'avoir convaincu du bien-fondé d'une petite visite chez un psychologue (mot qui l'effraye...) ou une sophrologue ou autre technicien de la lutte contre les angoisses profondes. Je suis toujours navrée de voir les gens anxieux apporter des réponses dangereuses pour leur santé à leurs peurs irrationnelles...
Il est quand même reparti avec une ordonnance de prise de sang. on ne sait jamais... Au cas où... Et ça, c'était pour juguler les miennes, d'angoisses...!
Photo: Fractal effervescence, David April
18 mai 2009
Une voix...
Cela faisait un petit moment que mes oreilles étaient au repos, simplement posées sur un coin de coussin insonorisé. Et puis la semaine dernière, elles ont été attirées par une jeune artiste à la voix claire égrénant de douces paroles en anglais et en russe dans une ambiance calme et paisible, distillant les notes de piano et d'accordéon au fil de mélodies tranquilles et fluides comme le cours d'une rivière...
Elle s'appelle FaNy.

