02 juillet 2009
Evasion ratée
Alors comme ça, Med'celine, tu voulais t'échapper de la blogosphère en catimini, en tapinois, incognito? Profiter du beau temps pour aller taquiner les libellules et les cantharides, délaissant tes lecteurs éplorés? Heureusement, une petite Fée virtuelle est discrètement venue taper au carreau de ton écran pour te rappeler à l'ordre, en la personne de ennA, discrète mais terriblement efficace en chef de meute des blogueuses nantaises. Elle nous a concocté hier soir une petite rencontre sur mesure, ou plutôt cousue main, dirait la belle Lucie si adroite des siennes. La quatrième laronne, July, n'était pas en reste de bons plans.
Je trouve toujours ce genre de rencontre d'inconnues totalement imprévisible. Je me demande si l'alchimie va se créer, engendrant des sujets de conversations intéressants. Il suffit de si peu pour se sentir mal à l'aise parfois! Et puis ce fut si simple, comme une bande de copines qui se revoient après des années d'absence, en abordant des sujets futiles ou graves. La Vie, quoi. Je n'ai pas trop senti le décalage d'âge, en tant que matronne aînée de la tablée, c'est dire! En fait, elles ont peut-être échangé des commentaires narquois sur mes cheveux blancs ou mes rides, mais sont restées en ce cas extrêmement discrètes...
Et me voici plongée à nouveau ce matin (avac un grand soupir) dans les turpitudes sanitaires des patients, à démêler le grave du n'importe quoi, et en me demandant quand viendra le prochain billet... Promis, je vais tenter de faire le plein d'histoires intéressantes, de cas cliniques curieux ou exotiques, sans garantie de résultat (en effet, il ne serait pas passionnant que je vous énumère par le menu les consultations d'allergies saisonnières ou les certificats sportifs, non?)...
Bonnes vacances aux chanceux juilletistes!
13 mai 2009
Rencontres multiples
La vie coule en nous comme un ruisseau capricieux, butant parfois sans s’interrompre sur les cailloux de plus en plus gros dont son cours est parsemé. Parfois, l’horizon est dégagé, et le fluide vital devient si laminaire qu’il en devient suspect à force de tranquillité. A d’autres instants, il heurte une branche, se fait sinueux et lent dans un virage imprévu pour jaillir ensuite, comme sous pression, venant se perdre en millions de gouttelettes quand il gicle dans tous les sens du haut d’une cascade.
Ainsi va la vie, douce ou pleine de surprises, au gré des rencontres dont l’instant nous fait cadeau. Nous devons conserver notre capacité à percevoir dans les êtres en face de nous la multiplicité des facettes taillées par l’existence, et en capter l’essence, le petit quelque chose qui entre en résonance avec notre propre vécu. Et de cela, construire une relation, même de courte durée, le temps d’une entrevue, d’un verre pris autour d’une table ensoleillée un jour férié ou dans un bar enfumé mais bienvenu pendant un orage. Ne jamais oublier qui nous sommes, ce qui nous a fait, nos origines, et le bien que l’on peut s’apporter mutuellement sans le vouloir en confrontant nos expériences. Sentir le léger tremblement des lèvres, le cœur qui s’emballe soudain, et un regard qui pétille.
C’est de cela que je souhaitais vous entretenir aujourd’hui après avoir passé de beaux instants humains et improbables avec des inconnus, ou plutôt des peu connus, mais qui ont eu le mérite d’ouvrir encore davantage mes écoutilles le week-end dernier.


