Med'celine

Vagabondages d'une femme médecin au pays de l'improvisation...

06 janvier 2009

Petit mystère autour d'un bol de café...

caf_Je voudrais soumettre à votre sagacité un problème de mécanique ondulatoire (ce terme étant mis là pour faire bien, sans aucune garantie scientifique...).

Cela fait longtemps que j'ai remarqué un phénomène sonore particulier, avec une tasse ou un mug ou un bol de café (voire Ricoré, à la rigueur) soluble. La manip est simple: après avoir mis la poudre au fond du récipient, on verse l'eau, et on remue avec la cuillère. Jusque là, c'est passionnant, je le vois bien à vos airs endormis! Mais ensuite, au lieu de continuer à tourner, vous tapotez le fond de la tasse avec la cuillère verticalement disposée, selon une fréquence choisie et sans importance. Et là se démasque le phénomène: le bruit, grave au début, devient de plus en plus aigu, jusqu'à un maximum. Le plus rigolo, c'est que si on retouille encore et qu'on recommence, cela se reproduit encore. En vain ai-je essayé de faire cette expérience avec ma tisane ou mon thé, cela ne fonctionne qu'avec le café...

Alors, amis lecteurs, si vous avez l'ébauche d'un embryon d'explication, je serai ravie de bénéficier de vos lumières!

Je retourne à mes malades (car malgré l'écriteau "Interdit aux microbes!" posé sur ma porte, les pervers virus hivernaux ont franchi le no man's land et hécatombent Laurelle et Hardi!...)

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15 décembre 2008

Choc oh la la!

                               "aaHorreur au pays de la nutrition hier! Une victime innocente. On n'a retrouvé que ses vêtements, parfaitement pliés en 4 et jetés dans la poubelle du foyer, partiellement cachés sous les immondices. L'enquête est menée conjointement par les Hommes, père et fils, afin de faire éclater la vérité".

Vous pouvez résister, vous, à l'attrait rectangulaire d'une tablette de chocolat? Détourner votre regard de son corps tentateur révélé après le retrait de sa gangue cartonnée? Ignorer le scintillement de ses sous-vêtements brillants? Je n'ai pas votre force d'âme, ma chair est faible avant d'être surchargée de capitons moelleux. Je commence par palper la bête, lui déchirant ensuite un coin de son emballage, parfois récalcitrant et m'obligeant à recourir aux soins cisaillants de mes dents rendues fébriles soudain par ce manque de bonne volonté. Puis mon plaisir anticipateur augmente en entendant le doux froissement de l'aluminium qui cède sous mes gestes précis, dévoilant la plaquette encore vierge de toute morsure. Je commence par détacher un carré, juste un, par principe. Je mords dans un coin, prenant un petit bout avec la ferme décision de le laisser fondre jusqu'au bout. C'est hélas sans compter sur le spasme violent de ma mâchoire, qui s'abat impitoyablement sur la bouchée amollie par la chaleur de ma bouche, la réduisant à l'état de pâte informe au goût délicieux. Le manège se reproduit inlassablement, jusqu'au trépas de la première rangée de carrés chocolatés. Puis la deuxième, la troisième et la quatrième. La nausée insidieusement m'envahit, je sens le spectre diabétique s'agiter derrière mes quelques neurones résistants. Mais que faire d'une dernière rangée de deux bons gros carrés? La laisser? Cela inciterait l'entourage familial à s'interroger sur la disparition du reste de la tablette... Mes crocs rageurs les démantèlent donc, la déglutition se faisant malgré tout plus difficilement.

Et là, à cet instant précis, la culpabilité fond sur moi comme un vautour. Mes yeux affolés cherchent comment faire disparaître les traces de mon odieux forfait. Je fourre précipitamment l'emballage sous une couche d'épluchures de pommes de terre dans la poubelle, espérant que cela rendra invisible mon péché de gourmandise...

Et je me rappelle le message d'un conférencier au Palais de la Découverte cet été, lors d'un atelier nommé "Chimie et la chocolaterie". Il avait parfaitement expliqué ces compulsions que nous avons devant les tablettes bas de gamme, trop sucrées, sans arômes complexes et durables. Nous avions dégusté en fin de parcours un carré de chocolat Cluizel, le laissant fondre lentement pour en apprécier les saveurs boisées et fruitées successivement libérées dans notre palais. J'avais été surprise de constater que celles-ci avaient perduré pendant 10 bonnes minutes après avoir avalé. Je n'avais en effet pas ressenti le besoin d'en manger à nouveau dans l'immédiat. Mon vulgaire chocolat de centre commercial, Eco + ou Lindt ou ce que vous voulez, ne laisse aucune trace dans la bouche, nous obligeant à en reprendre inlassablement jusqu'à la nausée...

Donc: de tout cela, retenir qu'en fin de compte, nous sommes responsables, mais pas coupables... Peut-être même qu'on devrait porter plainte contre les grands groupes amateurs de profits, pour non assistance à personne en danger de surcharge pondérale, pour les inciter à fabriquer leur chocolat avec les meilleurs crus bourrés d'arômes durables afin d'éviter nos accès boulimiques porteurs de désespoir...

Posté par Medceline à 10:56 - Les petits plaisirs de Med'celine - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 décembre 2008

The cadô de Noël 4 your Blonde!

Inratable pour les fêtes: le clavier pour blonde (après mes mésaventures de transmission intempestive de chaîne, je m'inscris en tête de liste) qui va faire fureur, forcément!!

big_keyboard_for_blondes_pic

La touche "Espace" devient "The big one", la touche "majuscule" se mue en "Warning, size XXL letters", "Ctrl" se transforme en "Somewhat useless key", etc...  Seul regret: seule la version anglophone est disponible. Mais cela peut aussi finalement être rassurant pour nos capacités intellectuelles de Françaises de base...

Il paraît que c'est hyper geek... Encore une occasion pour moi de découvrir un nouveau mot. Alors, question existentielle, suis-je en train de devenir à l'insu de mon plein gré une geekette? Une accro du net, de l'informatique et de la technologie en général? Je me permets d'exprimer officiellement mes doutes profonds, tout en gardant une réserve de fou rire pour ce genre d'ustensile inutile et laid, dont la couleur ne siérait définitivement pas avec le ton de ma garde-robe... Quoique, en prenant un peu de recul, avec un boa rose fuschia autour, ça serait presque mettable! Le test pour  savoir votre degré de geekitude ici (merci Leeloo!).

Dans un genre différent et minimaliste confinant au zen total, il existe aussi celui-ci...

(et merci à Téquila pour l'idée!).

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