gil-elvgren-pin-up-girls-gallery-16-12Petite

 

Je me suis demandé l'autre jour pourquoi je reprenais du service ici, dans ce blog, après un arrêt de quelques années. Mais la bonne question est plutôt d'expliquer pourquoi j'avais arrêté...

Rien de grave, en fait. Du banal. Tout d'abord, il faut savoir que je suis nulle en analyse, et que je n'ai absolument aucun conflit d'intérêt avec Freud et toute sa clique. Ecrire au quasi quotidien dans cet espace, de façon anonyme, a été (et est toujours) un pur bonheur, qui m'a permis de nouer des contacts avec nombre d'entre vous et de faire évoluer positivement ma relation aux patients. Je me suis posé des questions, vous y avez apporté vos réponses, et nous avons fait ensemble un bout de chemin fichtrement enrichissant.

Et puis un jour, je me suis retrouvée devant mon écran et il est resté vierge. Les idées ne venaient plus comme avant, et j'ai dû faire le choix suivant: écrire pour écrire, ou ne plus écrire et attendre que le feu sacré revienne? C'est cette seconde option que j'ai privilégiée. Je ne sais pas encore si le barbecue est reparti, mais au moins, je souffle sur les braises, et on verra si ça prend!

Une chose est certaine: si j'ai continué à écrivailloner de ci de là, en mon nom propre, je n'ai jamais eu autant de plaisir à le faire que d'intervenir ici, calfeutrée dans un anonymat sans doute relatif, mais qui me permet d'être d'avantage moi-même que dans la vraie vie. On nage en plein paradoxe, et les amis de Lacan et consorts sont priés de passer leur chemin. Je n'ai pas envie de chercher à démêler l'échevau des racines que je traîne, le bonheur de partager avec vous me suffit amplement!

Je vous souhaite une bonne journée!